Social Work Social Development 2012: Action and Impact
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Travail social et développement social 2012 : action et impact


Les principales organisations internationales représentant la politique sociale et le travail social se sont réunies à Hong Kong en 2010 sous le thème commun du travail social et du développement social. Ce fut une réunion importante après des décennies de conférences essentiellement dispersées pour l’Association Internationale des Écoles de Travail Social (AIETS), le Conseil International d’Action Sociale (CIAS) et la Fédération Internationale des Travailleurs Sociaux (FITS). C’était le moment idéal pour transférer des thèmes à discuter et à approfondir dans un agenda commun plus puissant.

Pour la conférence de 2012, nous souhaitons faire avancer le travail sur l’Agenda mondial (www.globalsocialagenda.org) développé pour la conférence 2010 et au-delà, par la prise en compte et la démonstration des actions qui seraient nécessaires pour développer et accomplir l’Agenda – en ce qui concerne les méthodes en pratique et la recherche, dans la politique sociale et l’éducation au travail social, et dans un discours plus large de coopération et d’engagement global.

La conférence fournira également l’occasion de débattre de sujets auxquels les secteurs du travail social et du bien-être social font face chaque jour, et de garantir un lien plus étroit entre la pratique basée sur des données probantes, les objectifs de la politique et ceux du développement social.

Nous voulons par ailleurs révéler de quelle façon les actions qui étaient destinées à développer et accomplir l’Agenda sont susceptibles d’avoir un impact sur les conditions de vie des gens, et démontrer comment les actions de la communauté du travail social et du développement social peuvent contribuer à un environnement physique résistant et un développement social durable.

Nous souhaitons en particulier laisser des signes visibles pour l’avenir dans trois domaines:



1. Les droits de l’Homme et l’égalité sociale

2. Les changements environnementaux et le développement social durable

3. La transformation sociale mondiale et l’action sociale

 


1. Les droits de l’Homme et l’égalité sociale

La mission de la profession de travail social et le développement de la politique sociale sont ancrés dans un ensemble de valeurs fondamentales. Ces valeurs fondamentales, embrassées par les travailleurs sociaux, les formateurs en travail social, ceux qui pratiquent et développent les politiques sociales, constituent la base de l’unique objectif et perspective du travail social.

Les droits de l’Homme offrent une base normative pour le travail social et pour la formation de politiques sociales inclusives. Nous aimerions explorer la tension entre une base normative et une base politique de travail social et le développement social et, donc, aborder la question :

Comment le travail social et les politiques sociales peuvent-ils contribuer aux efforts réalisés pour respecter, protéger et faire appliquer les droits de l’Homme ?

Quelques thèmes prioritaires:

  1.1. Vieillir dans la dignité et en restant actif
Il est important que chacun éprouve un sentiment de contexte et de sens tout au long de sa vie.

Quand la demande de services et de soins augmente, le soutien de la société doit être conçu pour réduire le plus possible l’anxiété et la détresse, et pour permettre le maintien d’une vie sociale. Il est important d’accorder aux femmes et hommes âgés le droit de « vivre jusqu’à ce que mort s’en suive », et que la vie quotidienne soit le plus longtemps possible active, compréhensible, gérable et pleine de sens. Cela requiert de mettre l’accent sur les valeurs éthiques et les droits de l’Homme dans l’action professionnelle et dans la planification de la politique sociale.

De nombreux pays sont confrontés à des défis communs en matière d’organisation et de financement pour la prise en charge des personnes âgées Conseil de l’Union européenne/Conclusions sur le thème « Vieillir en bonne santé et dans la dignité »..
 
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  1.2. Handicap: la lutte pour l’inclusion
Au moins 10% de la population mondiale vit avec un handicap, c’est-à-dire plus de 650 millions de personnes. Les personnes handicapées risquent d’être marginalisées et discriminées. 2008 fut une année importante en raison de l’entrée en vigueur de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Cette convention stipule clairement que les personnes handicapées ont droit à une pleine et égale participation, à l’égalité des droits et des chances. Mais il reste un long chemin à parcourir pour faire changer les attitudes et sensibiliser davantage au handicap. [Convention on the Rights of Persons with Disabilities, CRPD]

Il existe un lien notable entre pauvreté et handicap. La pauvreté est souvent la cause mais aussi la conséquence du handicap. La majorité des personnes handicapées vivent dans des pays en développement qui sont confrontés à la réalité de désavantages sociaux et économiques ainsi qu’au déni des droits de l’homme. Le travail assisté par l’OMS mettant en œuvre la réadaptation au niveau communautaire fait une grande différence en créant un accès aux soins de santé, à l’éducation et à des perspectives d’inclusion. WHO | Community-based rehabilitation
 
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  1.3. Perspectives sur les enfants en danger
Il existe une quantité impressionnante de publications et d’exemples sur les Droits de l’enfant s’étalant sur plus de 20 ans. Le document de base est naturellement la Convention des droits de l’enfant. Les lignes directrices publiées récemment au sein des Nations unies relatives à la Protection de remplacement pour les enfants en danger, par SOS Villages d’Enfants et ISS (Lignes directrices des Nations unies pour la Protection de remplacement pour les Enfants) sont une application des connaissances systématiques et documentées jusqu’à présent de la gestion des situations où les enfants sont en danger.

D’autres pratiques « fondées sur des données probantes d’action et d’impact » abondent également dans des rapports issus de la documentation internationale (se référer par exemple aux rapports de Better Care Network). Instruments de cartographie et d’évaluation de la condition de l’enfant au niveau national, par exemple un outil développé par l’Unicef: (Carte et outils d’évaluation pour l’analyse d’un système de protection pour l’enfance).

Les contributions portant sur différents thèmes centrés sur l’enfant sont les bienvenues. Contributions sur les Enfants en danger et sur le développement du bien-être des enfants, avec des points de vue approfondis de ces concepts. Les contributions de pratiques fondées sur des données probantes sont particulièrement appropriées.
 
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  1.4. Jeunesse et vulnérabilité – défis actuels
La vulnérabilité des jeunes est différemment décrite en fonction du cadre temporel et contextuel. Quels sont les défis actuels dans le monde?

Quelques thèmes résurgents:
Les jeunes et le chômage ; Les jeunes et la migration ; Les jeunes et la criminalité ; Les jeunes et l’abus de drogue ; Les jeunes et le trafic ; Les jeunes et l’épidémie de sida/VIH;

Les contributions en provenance des quatre coins du monde, éclairant les défis locaux ou régionaux actuels pour la politique sociale ou la pratique du travail social consacrée à la jeunesse, sont les bienvenues.
 
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  1.5. Respect des droits spirituels et des convictions religieuses
Une manière courante de décrire la vie humaine consiste à dire qu’elle s’inscrit simultanément dans quatre dimensions différentes:

  • Physique
  • Psychologique
  • Sociale
  • Spirituelle

Certains diront qu’elles se structurent dans un ordre hiérarchique où l’une est plus importante que l’autre, d’autres diront que ce n’est pas le cas. Toutefois, malgré cela, une compréhension globale de la vie humaine inclut les quatre.

Le royaume spirituel est le foyer des convictions religieuses.

Il va sans dire que les droits de l’Homme sont inséparables de la vie humaine, et cela impliquerait qu’il existe des droits associés à chacune de ses quatre dimensions, spirituelle comprise. Ceci est confirmé par la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Le but de l’intégration de ce thème à la conférence est d’offrir l’espace et l’opportunité de réfléchir sur les ´comment et quand´ du respect des droits spirituels et des convictions religieuses dans des sociétés qui se sont transformées en quelque chose de bien moins homogène à cet égard que dans l’ancien temps. En quoi cela affecte-t-il, et de quelle manière cela met-il au défi les politiques sociales, le travail social et les travailleurs sociaux de notre époque?
 
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  1.6. Violence contre les femmes
La violence contre les femmes et les filles est une violation fondamentale des droits de l’Homme. Il s’agit d’un problème mondial complexe, aux multiples facettes, qui comporte des éléments juridiques, sociaux et sanitaires. La violence contre les femmes inclut « la maltraitance physique, sexuelle, psychologique et économique, et ne connaît pas de limites en termes d’âge, de race, de culture, de prospérité et de géographie. Elle a lieu à la maison, dans la rue, à l’école, au travail, dans les champs, dans les camps de réfugiés, pendant les conflits et les crises. Elle se manifeste sous de nombreuses formes — de la plus universellement répandue, la violence domestique et sexuelle, aux pratiques néfastes, les abus pendant la grossesse, les crimes dits d’honneur et autres types de fémicides » (www.unwomen.org).

La violence contre les femmes a de graves conséquences socioéconomiques, mais surtout elle entraîne de grandes souffrances et des coûts élevés pour la survivante/victime et ses enfants.

La campagne du Secrétaire général des Nations unies, Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes est une initiative destinée à prévenir et éliminer la violence contre les femmes et les filles dans toutes les parties du monde (Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes).

UN Women, l’entité des Nations unies œuvrant pour l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes, se concentre sur la violence contre les femmes comme domaine prioritaire, dans le but de mettre en œuvre la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et les résolutions 1325 (2000), 1820 (2008) et 1960 (2010) du Conseil de sécurité des Nations unies.

Partenariats, volonté politique et responsabilité sont nécessaires pour relever les défis de l’élimination de la violence contre les femmes.

Les contributions portant sur la violence contre les femmes en temps de paix et pendant les conflits, axées sur la prévention de la violence aussi bien que la protection et la prise en charge des survivantes/victimes, sont les bienvenues.
 
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  1.7. Faire respecter les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transsexuelles (LGBT)
La stigmatisation et la discrimination de la population LGBT existent dans tous les pays du monde. On dit que les personnes LGBT vivent actuellement la meilleure et la pire époque, selon l’endroit où elles vivent. Dans de nombreux pays, les relations sexuelles entre partenaires de même sexe sont interdites, dans le pire des cas passibles de la peine de mort. Alors que d’un autre côté, dans de nombreux pays, les rapports sexuels entre personnes de même sexe sont légaux et la discrimination interdite, il y a encore beaucoup à faire pour que la stigmatisation et la discrimination des personnes LGBT appartiennent au passé. Les exemples de délits homophobes sont répandus partout dans le monde.

L’hétéronormativité signifie que l’orientation hétérosexuelle va de soi et constitue une entente implicite des relations entre les personnes. Les styles de vie alternatifs deviennent invisibles.

La déclaration internationale des principes éthiques prévalant dans le travail social (www.ifsw.org/p38000398.html) stipule que les travailleurs sociaux ont l’obligation de lutter contre la discrimination négative sur la base de caractéristiques comme l’orientation sexuelle. En dépit de cela, c’est un fait que l’hétéronormativité domine toujours dans la pratique du travail social. C’est aussi le cas, même dans les pays offrant une forte protection des droits des personnes LGBT.

Les contributions visant au développement de pratiques professionnelles non discriminatoires, à la recherche et aux pratiques contribuant à la lutte pour l’égalité et les droits LGBT, sont les bienvenues.
 
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  1.8. Le droit à la santé et à l’égalité sociale
Chacun a droit au meilleur état de santé possible. Le niveau de santé d’une personne n’est pas déterminé seulement par l’accès aux soins de santé.

De mauvaises conditions socioéconomiques affectent la santé tout au long de la vie. La pauvreté et l’exclusion sociale ont un impact majeur sur la santé et la mort prématurée. (Social determinants of health: the solid facts. 2nd edition, WHO Europe, 2003) www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/98438/e81384.pdf

La justice sociale et l’égalité sociale affectent le mode d’existence, le risque de maladie et de mort prématurée.

Les politiques économiques et sociales ont un impact déterminant sur la possibilité pour un enfant de grandir et de développer tout son potentiel, de vivre une vie épanouissante, ou si sa vie sera gâchée. (Closing the gap in a generation: health equity through action on the social determinants of health: final report of the commission on social determinants of health. WHO, 2008) www.searo.who.int/LinkFiles/SDH_SDH_FinalReport.pdf

Nous invitons les contributions à faire la lumière sur la lutte pour la justice sociale du point de vue de la santé. Les contributions explorant l’interaction du travail social et du développement social avec les soins de santé et le droit à la santé sont également les bienvenues. La dimension du genre dans ce thème est essentielle.
 
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2. Les changements environnementaux et le développement social durable

En raison du réchauffement global et de l’augmentation des catastrophes naturelles dus aux émissions de gaz à effet de serre, une approche alternative à l’égard du milieu naturel est indispensable. L’accent de ce thème secondaire doit être mis sur le concept de « personne-dans-l’environnement » et sur les moyens de le mettre en œuvre. La conférence s’intéressera aux questions suivantes:

Comment le changement climatique affecte-t-il le travail social et le développement social?

Quelles actions sont-elles nécessaires pour intégrer les trois piliers: développement économique, développement environnemental et protection sociale?

Quelques thèmes prioritaires:

 
  2.1. Gestion des catastrophes : perspectives pour le travail social et le développement social
Il s’agit d’un champ d’action relativement nouveau pour le travail social. Cf. . International Strategy for Disaster Reduction (ISDR).

Ces dernières années, les travailleurs sociaux professionnels se sont montrés de plus en plus intéressés à faire partie des acteurs responsables dans la prévention et la gestion des catastrophes.

Le besoin d’aide psychosociale a été mis en évidence par le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), www.irinnews.org/Report.aspx?ReportID=90972.

Ce type de soutien est tout à fait approprié pour les travailleurs sociaux professionnels, et des cours de formation sont proposés dans certaines institutions (CSWE -Gestion des catastrophes).

La nécessité d’une vision globale des gens dans les catastrophes naturelles crée une base pour des innovations en matière de gestion des crises, de mise en réseau et de solutions psychosociales, convenant à la profession de travail social.

Ce nouveau développement de la méthodologie du travail social fut très évident à la conférence 2010 de Hong Kong, où curieusement de nombreuses contributions ont été présentées sur ce thème. Nous attendons aussi beaucoup d’expériences documentées de la gestion des catastrophes à Stockholm.
 
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  2.2. Compréhension par les peuples autochtones des changements environnementaux et leurs conséquences sociales
Les peuples autochtones sont parmi les premiers à faire face aux conséquences directes du changement climatique, en raison de leur dépendance et de leur lien étroit avec l’environnement et ses ressources. Les peuples autochtones et le rôle qu’ils peuvent jouer dans la lutte contre le changement climatique sont rarement pris en compte dans les débats publics sur le changement climatique (UNPFII). (United Nations Permanent Forum on Indigenous Issues).

La compréhension du monde par les peuples autochtones est de type holistique. Tous les éléments de l’habitat naturel sont considérés comme « sacrés » et doivent être préservés pour les générations futures.

Que peut-on apprendre des expériences des peuples autochtones en matière de survie en symbiose avec un milieu naturel en évolution constante ?
 
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  2.3. Intégrer les perspectives économiques, environnementales et sociales
Le développement économique, le développement environnemental et la protection sociale sont les trois piliers fondamentaux de l’intégration du développement durable, selon la Conférence des Nations unies sur le développement durable de 2012 (United Conference on Sustainable Development). Le sommet de Rio (Rio +20) célèbrera le vingtième anniversaire du premier sommet sur le climat des Nations unies ayant jeté les bases de l’Agenda 21, qui s’est tenu à Rio de Janeiro en 1992. Cet événement aura lieu peu de temps après notre conférence à Stockholm. (www.uncsd2012.org).

Nous insisterons sur les actions et l’impact de la protection sociale et les objectifs de développement du millénaire (www.un.org/millenniumgoals).
 
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  2.4. Action sociale pour une eau
L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 28 juillet 2010 que l’assainissement et une eau potable propre et sûre étaient des droits humains essentiels pour pleinement profiter de la vie et de tous les autres droits de l’Homme (General Assembly declares access to clean water and sanitation is a human right). Quel sera le rôle du travail social et de la politique sociale pour respecter, protéger et faire appliquer le droit à une eau propre?
 
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  2.5. Économie sociale et développement social durable:
leçons locales – défis mondiaux

L’économie sociale est apparue comme un secteur d’entreprise de base, sans but lucratif, en se basant sur les besoins des gens et les valeurs démocratiques. L’économie sociale a un impact sur la croissance, la création d’emplois et le bien-être, s’attachant à renforcer les conditions sociales, économiques et environnementales des communautés.

L’économie sociale est une sorte de tampon entre les secteurs publics et le secteur privé dans une économie de marché. Elle sert également de nouvelles formes de partenariats entre acteurs publics, privés et à but non lucratif.

La diversité institutionnelle peut être aussi importante que la diversité biologique pour notre survie à long terme. Dans le cadre de ce thème, les contributions montrant des actions impliquant la population et les organisations locales dans les changements environnementaux sont les bienvenues.
 
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  2.6. Développement social durable : recherche, éducation et pratique
Le développement social a été lancé lors du sommet de Copenhague en 1995, suivi par le développement durable à Johannesburg en 2002.

La conservation des ressources, le développement économique et la justice sociale étant les aspects les plus importants du concept de durabilité. L’intégration des trois piliers que sont le développement économique, le développement environnemental et la protection sociale ne semble-t-elle pas être le défi urgent actuellement ? Où en sommes-nous dans la recherche ? Quel type de mise en œuvre est appliqué dans les programmes d’enseignement du travail social ? Nous avons aussi besoin d’exemples de pratique du travail social.
 
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3. La transformation sociale mondiale et l’action sociale

La transformation sociale mondiale réclame une action sociale mondiale. Nous pouvons limiter la croissance démographique en élevant le niveau de vie des nations les plus pauvres. Un milliard de personnes est pris au piège de la pauvreté, sans possibilité de survie avec leur propre travail. Les crises financières globales ont déclenché l’Initiative des Nations unies en faveur d’une protection sociale minimale.

La hausse des migrations dans le monde est un problème majeur pour l’action de travail social et de politique sociale. Les mouvements migratoires vont des zones rurales vers les zones urbaines, des nations des pays du Sud vers les nations des pays du Nord. On estime que deux cents millions de personnes se déplacent, sans foyer stable. L’urbanisation a fait augmenter de plus de 50 % la population urbaine dans le monde.

La conférence posera les questions suivantes:

Comment les actions de travail social et de politique sociale peuvent-elles contribuer à refermer le fossé des inégalités au sein des régions et entre elles?

Comment les actions de travail social et de politique sociale peuvent-elles contribuer au respect des droits des migrants et à créer un pont entre les relations transnationales – en conséquence des migrations transfrontalières?

Quelques thèmes prioritaires:

 
  3.1. Combattre la pauvreté et développer la protection sociale
L’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes est le but ultime du travail social et du développement social.

Dans le contexte d’une récession en cours et d’un scénario de crises multiples, la communauté internationale est conviée à combiner ses efforts pour accélérer l’avancée vers l’objectif de développement du millénaire, à savoir réduire de moitié les taux de pauvreté absolue dans le monde avant 2015. Du fait des inégalités croissantes dans et entre les pays, des politiques de protection sociale fondées sur des valeurs de justice sociale et les droits de l’Homme sont nécessaires, ainsi qu’un engagement fort des États vis-à-vis des programmes universels (UNRISD.org).

(cf. aussi Gapminder.org et Initiative des Nations unies en faveur d’une protection sociale minimale www.ilo.org/gimi/gess/ShowTheme.do?tid=1321)
 
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  3.2. Travail social dans des contextes de conflits militaires et politiques
Les populations civiles sont de plus en plus exposées à divers conflits militaires ou politiques dans de nombreuses régions du monde. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les cibles de la violence pendant la guerre. Viol, recrutement forcé des enfants pour devenir soldats et destruction des moyens de subsistance sont courants. Les maisons et les infrastructures sont endommagées.

Les personnes vulnérables sont les plus touchées par la guerre et la violence. Dans bien des cas, la société civile est mise en danger, et la population forcée de fuir. Même lorsque la guerre est terminée et le conflit résolu, les conséquences traumatiques peuvent subsister longtemps. Le travail social dans un contexte de guerre et de conflits consiste à la fois à gérer des situations pratiques de survie et de protection pendant la guerre et les conflits, mais aussi à traiter le traumatisme et les problèmes psychosociaux de la population dans les pays touchés par la guerre.

Les travailleurs sociaux dirigent leur attention vers les enfants et les adultes dans différentes structures où leur action est essentielle, comme les camps de réfugiés, les écoles, les hôpitaux, les institutions publiques et la société civile. Gestion et distribution des biens de première nécessité, par l’intermédiaire de centres de services sociaux par exemple, pour les catégories vulnérables de la population pendant la guerre.

Pour en savoir plus sur les enfants et les conflits armés, consulter le site du Bureau du Représentant spécial pour les enfants et les conflits armés: www.un.org/children/conflict/english/index.html
 
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  3.3. Migration : défis et opportunités
Le modèle contemporain de migration est complexe et difficile, prenant de nombreuses voies différentes, principalement à cause de l’influence de la mondialisation et de la décolonisation. On estime qu’il y a 214 millions de migrants dans le monde. Les réfugiés, les demandeurs d’asile, les migrants sans papiers et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays font actuellement l’objet du débat. Les envois de fonds, l’argent envoyé chez eux par les migrants, sont estimés à 414 milliards USD ; ce qui est envoyé dans les pays en développement serait estimé à trois fois le volume de l’aide officielle au développement (iom/facts-and-figures)

Les transformations sociales mondiales provoquent un flux croissant de migrants dans les États nationaux, dé préférence dans les pays développés, résultant en des réglementations et des contrôles aux frontières desdits États.

Les réfugiés peuvent faire valoir leur droit à la protection contre la persécution dans n’importe quel pays conformément à la Déclaration universelle des droits de l’Homme www.un.org/en/documents/udhr/index.shtml.

Les autres demandeurs d’asile sont renvoyés dans des no man’s lands, ou s’installent illégalement. Les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays n’ont pas traversé de frontière internationale pour trouver refuge, m ais sont restées dans leur pays d’origine. Elles ont migré ou fui pour des raisons similaires à celles des réfugiés, ou sont devenues sans abri à cause d’une catastrophe naturelle ou de la guerre:

l’UNHCR estime le nombre des réfugiés dans le monde à 15 millions, et les personnes déplacées dans leur propre pays à environ 27 millions (www.unhcr.org).

Les conséquences secondaires des mouvements migratoires sont la hausse du racisme et de la xénophobie dans la société civile des pays et des communautés d’accueil. Le nombre croissant de migrants sans papiers risque de générer une nouvelle classe sociale constituée d’une main d’œuvre sous-payée, dépourvue de sécurité sociale, économique et sanitaire.

Les contributions qui illustrent les mouvements migratoires contemporains par des études de cas ou d’autres rapports sont les bienvenues.
 
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  3.4. Familles en transition
Le débat sur le modèle familial postmoderne porte sur l’individualisation et la prise en charge. À travers la mondialisation, le système familial fermé se dissout, laissant la place à de multiples alternatives de cohabitation. Au niveau mondial, les familles transnationales conservent de la proximité à travers des réseaux transfrontaliers. Les modèles du patriarcat traditionnel sont bousculés par l’individualisation institutionnalisée et le débat sur la parité. La prise en charge des enfants et des personnes âgées devient une responsabilité institutionnalisée.

Divers types de thèmes familiaux ont été développés et ont beaucoup attiré l’attention dans les ateliers à Hong Kong. Nous prenons naturellement le relais et attendons plein de contributions, témoignant du changement des modèles familiaux dans les transitions en cours mondialement.
 
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  3.5. Les ONG internationales dans l’action sociale transnationale
Nous voulons souligner le rôle transnational croissant des organisations non gouvernementales internationales, les ONGI. Ce mouvement est reconnu comme un cadre dirigé « du bas vers le haut » dans l’action au sein du développement social. C’est un mouvement contrastant par rapport à l’approche traditionnelle « du haut vers le bas ». Les ONGI travaillent ensemble progressivement et plus efficacement en réseaux avec des organisations locales à des projets de développement.

Il existe de nombreux exemples d’ONGI très connues sur la scène mondiale, par exemple The Salvation Army International, Mouvement international de la Croix rouge et du Croissant rouge, Save the Children International, UNICEF, Plan International, Childwatch, S0S Villages d’Enfants.
 
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  3.6. Les médias sociaux et leur impact sur le développement social
Les médias sociaux sont des médias favorisant l’interaction sociale, qui recourent à des techniques de publication extensibles et hautement accessibles. Les médias sociaux utilisent les technologies basées sur le Web pour transformer la communication en dialogue interactif (Wikipedia, le 24 janvier 2011).

Les gens – en particulier les jeunes – ont des amis, interagissent, et présentent leur profil et eux-mêmes de plus en plus par le biais de différents médias sociaux. Le statut chez les jeunes est lié au nombre d’amis sur Facebook, le nombre de suiveurs sur son blog, etc.

Les médias sociaux sont aussi des outils modernes d’abus et de harcèlement, surtout parmi les jeunes. La publication de films sur Youtube sur la vie privée de jeunes personnes, d’agressions, de viols, etc. a des effets dévastateurs sur l’individu et son développement. Les médias sociaux sont puissants.

Les médias sociaux sont devenus une plateforme gigantesque et fascinante avec une population intéressante d’informateurs qui suscitent l’attention croissante des chercheurs en sciences sociales.

Il est temps pour le travail social et la politique sociale de diriger l’attention sur les médias sociaux.

Twitter, Facebook, la blogosphère et d’autres médias sociaux peuvent aider le travail social. www.communitycare.co.uk/Articles/2011/01/19/116099/time-for-social-work-to-embrace-social-media.htm

Pouvons-nous nous pencher sur l’avenir virtuel du travail social? www.communitycare.co.uk/static-pages/articles/into-the-virtual-future/

Quelles sont les implications pour l’éthique du travail social quand on « facebooke » ses clients?
http://melindaklewis.com/2010/01/25/social-work-ethics-and-social-media/

Comment les médias sociaux affectent-ils et affecteront-ils dans l’avenir le développement social?
 
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  3.7. Transformer les structures pour une pratique créative
La conduite du travail social de façon éthique et humaine est guidée et limitée par les procédures des services sociaux et les styles de gestion adoptés. Quelles sont les caractéristiques d'un centre d'action sociale efficace ? Comment les travailleurs sociaux peuvent-ils « survivre » et s'épanouir dans un cadre de gestion hostile ? Quelles compétences supplémentaires ceux qui travaillent en milieu multidisciplinaire doivent-ils posséder ?

À l'heure actuelle, le secteur des services sociaux exige des « preuves » d'efficacité. Le public, les sources de financement et les politiques exigent des « preuves » justifiant le maintien de leur soutien. Il s'agit là d'un important défi pour le travail social. Qu'est-ce qui constitue une « preuve » ? Partout dans le monde, les principes du gestionnariat et les techniques de gestion du secteur public ont été appliqués à la pratique du travail social, dans le but d'obtenir les « preuves » recherchées et de gérer des ressources limitées. Il existe toutefois également des preuves indiquant non seulement que le burn-out est un problème conséquent au sein des travailleurs sociaux, mais également que les centres d'action sociale gérés dans le respect des valeurs et principes du travail social offrent un meilleur service à leurs interlocuteurs et attirent un personnel plus compétent et plus efficace, mais aussi plus satisfait. Comment pouvons-nous démontrer que le travail social fonctionne? Une approche fondée sur des preuves est-elle possible en matière de travail social ? Le gestionnariat et le travail social ont-ils de quelconques valeurs en commun?
 
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World Conference on Social Work and Social Development
Social Works and Social Development IASSW ICSW IFSW